Comment vivre de bonnes expériences à fond?

Un jour un riche homme d’affaire décida d’offrir une belle leçon à son enfant qui venait d’atteindre sa majorité.

Il lui tendit un billet d’avion et lui dit : “ Fiston tu es majeur aujourd’hui et ceci est ton cadeau. Je souhaite que tu fasses un petit voyage pour découvrir ce qu’est la pauvreté et que tu comprennes la chance que tu as d’être né et d’avoir grandi dans cette merveilleuse maison”.

Son fils prit le billet et appela un taxi. Quelques minutes plus tard il était dans le jet privé de son père en route pour une destination inconnue.

Plusieurs semaines passèrent avant qu’il ne rentre au bercail.

Lorsqu’il franchit la porte de la maison, son père impatient lui demanda : “ Alors fiston qu’as-tu appris? As-tu conscience de ta chance face à leur extrême pauvreté?

Il répondit : “ La famille dans laquelle tu m’as envoyé est exceptionnelle. Ici à la maison nous avons un chien, là-bas ils en ont quatre. Nous avons une grande piscine, eux ils ont un ruisseau sans fin. Nous avons des lampadaires dans les allées, ils ont les étoiles. Nous avons un énorme frigo américain, et là-bas ils cueillent les fruits sur les branches. Et le plus surprenant : ici nous ne mangeons que très rarement ensemble parce que tu travailles tout le temps. Chez eux, chaque repas est une fête où tout le monde rit et s’amuse.

Je te remercie papa de m’avoir montré à quel point nous sommes pauvres.”

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Tout est une manière de voir les choses.

Les perceptions diffèrent d’une personne à l’autre. Chez un individu les perceptions sont relatives à l’état émotionnel dans lequel il se trouve.

N’as-tu jamais vécu une journée où la fatigue te donne l’impression que la terre entière est contre toi : tu te lèves et ton petit orteil vient embrasser le bas de la porte puis ta tartine t’échappe et le côté confiture se colle au carrelage.

Tu prends ta voiture avec un peu de retard et quelques rues plus loin un camion décharge sa cargaison t’empêchant de passer. Tu perds encore du temps et tu t’énerves.

En arrivant au boulot ton patron t’engueule car il t’attendait plus tôt pour la réunion qui a commencé sans toi il y a quelques minutes.

Et toute ta journée se déroule ainsi, les gens t’agacent, les évènements t’agressent.

Vivement ce soir que l’on se couche.

Une bien mauvaise journée principalement dû au fait que la nuit fut courte et de ce fait peu réparatrice.

C’est fou ce que la fatigue peut provoquer.

Mais ce n’est pas ce manque de sommeil qui est responsable ou du moins pas directement.

C’est ta perception des choses, déformée par la fatigue qui tord et triture ta réalité. En fait elle n’est pas moins bonne que d’habitude.

Nous avons tous une vision du monde qui nous est propre et elle change en chacun de nous selon notre humeur.

C’est exactement ce que veut dire la phrase suivante qui est l’un des piliers de la programmation neuro-linguistique : “La carte n’est pas le territoire”.

La réalité (le territoire) est transformée par la perception que l’on en a (la carte).

De là, puisque chacun est différent, PITIÉ faites preuve de tolérance avec les autres en commençant pour vous-même.

Là où certains verront un merveilleux endroit de baignade dans un ruisseau d’autres verront un horrible trou d’eau dont on ne voit pas le fond et qui grouillent d’étranges créatures visqueuses.

Je vais te donner le secret qui te permettra d’embellir et d’enrichir ta vision du monde.

Tu pourras enfin profiter avec plaisir de tes différentes expériences sans voir systématiquement la difficulté ou la complexité partout où tu poses tes yeux.

Comme tout changement il y a un effort à fournir. Mais tu sais déjà que sans faire un premier petit pas tu n’iras pas bien loin.

Le secret est le suivant: frotte toi au monde. Sort de ta zone de confort dès que l’occasion se présente.

Quand je te dis de sortir de ta zone de confort, je ne te dis pas de te mettre en danger mais de t’ouvrir à l’inconnu.

Je ne te dis pas d’avancer dans le noir mais de mettre tes feux de croisement pour savoir où tu es à l’instant T sans pour autant connaître le reste du chemin jusqu’à ton but.

Il n’y a qu’en se heurtant au monde dans lequel on vit que l’on finit par avoir une carte de plus en plus fidèle à la réalité.

Alors sors de chez toi. N’aie pas peur de l’inconnu.

Si les premiers hommes étaient restés cloîtrés dans leur grotte nous ne serions probablement pas là aujourd’hui.

Tu n’as pas besoin de torche, frotte-toi au monde pour que ton chemin s’éclaire grâce aux étoiles.

A bientôt

Seb